
Oublié la "pause fiscale", le Budget 2014 comporte de nombreuses mesures qui vont alourdir votre impôt sur le revenu cette année. Seuls les contribuables les plus modestes sont épargnés. Le point sur ce qui vous attend !
Oublié la "pause fiscale", le Budget 2014 comporte de nombreuses mesures qui vont alourdir votre impôt sur le revenu cette année. Seuls les contribuables les plus modestes sont épargnés. Le point sur ce qui vous attend !
Impôts 2014, les chiffres clés
Calculez sans attendre vos impôts 2014
La réduction d'impôt exceptionnelle annoncée en mai a été votée fin juillet, dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2014. La mesure, applicable dès septembre, va profiter à 3,7 millions de foyers aux revenus modestes et permettre à 2 millions d'entre eux de rester ou de redevenir non imposables.
Après deux années de gel, les tranches du barème de l'impôt sont de nouveau indexées sur l'inflation cette année. Elles sont revalorisées de 0,8 %, de même que certains seuils applicables en matière d'impôt sur le revenu. Cette revalorisation ne compensera pas les hausses d'impôts subies sur vos revenus de 2011 et de 2012.
Afin d'alléger la facture des contribuables les plus modestes, et de permettre aux plus démunis de redevenir non imposables, la décote est revalorisée de 5 %, en plus de son indexation sur l'inflation. Son montant est porté à 508 €. En bénéficieront les contribuables dont l'impôt ne dépasse pas 1 016 €.
L'économie d'impôt maximale liée aux demi-parts pour enfants à charge est réduite à 1 500 € cette année, contre 2 000 € l'an passé. Les ménages aisés avec enfants vont en conséquence subir une hausse d'impôt, de 500 € maximum par enfant pour les deux premiers, et du double par enfant supplémentaire.
Les salariés doivent intégrer dans leur salaire imposable la part des cotisations à leur mutuelle d'entreprise prise en charge par leur employeur. 13 millions de salariés sont concernés ; ils paieront en moyenne entre 90 et 150 € d'impôts en plus cette annéedu fait de cette mesure.
La suppression de l'exonération d'impôt attachée à la rémunération des heures supplémentaires va s'appliquer à toutes celles faites en 2013. Pour les millions de salariés qui en font régulièrement , il en résultera une augmentation d'impôt en 2014 supérieure à celle qu'ils ont déjà subie en 2013.
Les majorations des pensions de retraite de base et complémentaire des régimes obligatoires versées aux retraités ayant eu au moins 3 enfants doivent être déclarées cette année, comme les pensions elles-mêmes. L'exonération d'impôt sur le revenu qui leur était attachée est supprimée.
La suppression du prélèvement libératoire sur les revenus mobiliers et leur soumission au barème de l'impôt vont alourdir la note pour les contribuables fortement imposés. Les revenus exonérés d'impôt attachés à certains contrats d'assurance vie vont aussi subir une hausse des prélèvements sociaux.
Les plus-values mobilières de 2013 vont être soumises au barème de l'impôt cette année, sous déduction d'un abattement lié à la durée de détention des titres cédés. Le taux de cet abattement est fixé à 50 %, 65 % ou 85 % selon le cas. Elles subiront aussi 15,5 % de prélèvements sociaux, sans abattement.
Le délai de détention requis pour être exonéré d'impôt sur votre plus-value est réduit à 22 ans. De plus, un abattement exceptionnel de 25 % est accordé pour les ventes réalisées d'ici août 2014. En revanche, le délai pour bénéficier d'une exonération de prélèvements sociaux reste fixé à 30 ans.
Rare bonne nouvelle, la réduction d'impôt pour frais de scolarité des enfants à charge est maintenue. Le plafonnement global des niches fiscales, en revanche, est réduit à 10 000 € pour tous. Le crédit d'impôt "développement durable" est également remanié pour les dépenses engagées à partir de 2014.