Les revenus professionnels exonérés

Si vous avez été en contrat d’apprentissage ou avez suivi un stage étudiant en 2021, votre salaire ou vos indemnités sont exonérés à hauteur du Smic annuel (soit 18 760 €). Si vous avez eu un job étudiant et aviez moins de 26 ans le 1er janvier 2021, votre salaire est exonéré à hauteur de trois Smic mensuels (soit 4 690 €). Ces exonérations s’appliquent que vous formiez votre propre foyer fiscal ou que vous soyez rattaché au foyer de vos parents. Mais attention, si vous avez eu un job étudiant, l'exonération du salaire correspondant est optionnelle. Cela signifie qu'il sera en principe prérempli dans votre déclaration et que vous devrez supprimer le montant indiqué si vous souhaitez bénéficier de cette exonération.

Si vous avez effectué des heures supplémentaires (ou complémentaires) en 2021, le salaire correspondant est aussi exonéré d’impôt dans la limite de 5 000 €. Et si votre employeur vous a versé une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (prime Macron), elle est exonérée dans la limite de 1 000 € (2 000 € sous conditions), dès lors que vous gagnez moins de trois fois le Smic.

Bon à savoir : Les allocations forfaitaires versées aux salariés en 2021 pour compenser leurs frais de télétravail sont exonérées d'impôt dans la limite de 580 €. La mesure concerne aussi ceux qui optent pour la déduction des frais réels.

La participation aux bénéficies reçue de votre employeur en 2021 est également exonérée d’impôt si vous l’avez placée dans le plan d’épargne salariale (PEE, Perco, Pereco) mis en place par votre entreprise. L’intéressement également, dans la limite de 75 % du plafond de la Sécurité sociale (soit 30 852 €). Par ailleurs, si vous avez été licencié ou mis à la retraite en 2021, vos indemnités de rupture de contrat de travail sont exonérées d’impôt en totalité ou partiellement selon leur montant et les conditions de votre départ de l'entreprise (dans ou hors plan de sauvegarde de l'emploi).

A noter : Certains revenus de remplacement sont exonérés d'impôt. Il en va ainsi des indemnités journalières perçues en raison d’une affection de longue durée (ALD) et de la rente perçue en cas d'accident du travail (les indemnités journalières perçues suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle sont exonérées à hauteur de 50 %).

Les revenus de placements exonérés

Les intérêts produits par votre livret A, votre livret de développement durable et solidaire (LDDS), votre livret d’épargne populaire (LEP) ou votre livret Jeune en 2021 sont totalement exonérés d’impôt. Il en va de même des intérêts produits par votre compte épargne logement (CEL) si vous l'avez ouvert avant 2018, ou par votre plan d’épargne logement (PEL) si vous l'avez ouvert entre 2009 et 2017.

Si vous avez clôturé votre plan d’épargne en actions (PEA) ouvert depuis plus de 5 ans, le gain récupéré est aussi totalement exonéré d'impôt (les prélèvements sociaux restent dus). Si vous avez effectué un retrait sur une assurance vie ouverte depuis au moins 8 ans, les gains récupérés sont exonérés à hauteur de 4 600 € (9 200 € si vous êtes marié ou pacsé). L’exonération est doublée si vous avez transféré tout ou partie de votre épargne placée en assurance vie sur un plan d’épargne retraite (PER) et avez moins de 57 ans. L'exonération est totale si vous avez clôturez votre contrat en raison d'un accident de la vie (licenciement, invalidité, liquidation judiciaire ou mise à la retraite anticipée).

Attention : Si votre foyer fiscal n'a pas vendu plus de 305 euros de cryptomonnaies en 2021, vos plus-values sont totalement exonérées d'impôt et de prélèvements sociaux.

Les revenus du patrimoine exonérés

Si vous avez donné en location meublée (ou en sous-location meublée) une partie de votre résidence principale en 2021, à usage de résidence principale ou saisonnière du locataire, vos loyers sont exonérés d’impôt si leur montant annuel n’a pas dépassé 191 €/m² (en Île-de-France) ou 141 €/m² (en province). Si vous l’avez louée (ou sous-louée) en tant que chambres d’hôtes, vos loyers sont aussi exonérés si leur montant annuel n’a pas dépassé 760 € (prestations annexes comprises). Vous pouvez cumuler ces deux exonérations si vous avez loué une partie de votre logement à un étudiant pendant l'année universitaire et à des touristes pendant les mois d'été.