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Impôts : n'oubliez pas vos dépenses déductibles !

Pension alimentaire, épargne retraite, hébergement d'une personne âgée... Certaines dépenses payées en 2018 sont déductibles de vos revenus imposables. Elles vous procurent une économie d’impôt proportionnelle à votre taux d’imposition. Pensez à les inscrire sur votre prochaine déclaration de revenus.


La pension alimentaire versée à un proche

Vous pouvez déduire la pension alimentaire versée en 2018 à votre ex-conjoint pour l’entretien des enfants mineurs communs dont vous n’avez pas la garde. Vous pouvez aussi déduire la pension allouée, en espèces ou en nature, à un enfant majeur ou à un parent dans le besoin, s’il n’est pas rattaché à votre foyer. Le cas échéant, vous pouvez tenir compte des sommes versées à votre ex-conjoint en 2018, à titre de pension ou de prestation compensatoire.

Les sommes versées à vos enfants mineursascendants et ex-conjoint sont déductibles sans limitation si elles sont décidées judiciairement. Le montant déductible est majoré de 25% par le fisc si la décision de justice est antérieure à 2006.  Les sommes versées spontanément sont aussi déductibles, mais uniquement dans la mesure où elles répondent aux besoins essentiels de la personne aidée et sont proportionnées à vos ressources.

L'aide versée en 2018 à un enfant majeur est déductible à hauteur de 5 888 €. Seules les dépenses justifiables sont en principe déductibles. Mais s'il a vécu chez vous en 2018, vous pouvez déduire sans justificatif 3500 € pour la nourriture et le logement.

La prestation compensatoire versée en exécution du jugement de divorce est aussi déductible si elle est liquidée sur une période supérieure à 12 mois. Dans le cas contraire, elle ouvre droit à une réduction d'impôt.

La pension ou la prestation déduite de votre coté est imposée comme une pension de retraite entre les mains de celui qui la reçoit.

L'épargne placée en vue de la retraite

Vous pouvez déduire les sommes que vous avez versées en 2018 sur un Plan d’épargne retraite populaire (Perp), aux régimes de retraite complémentaire des agents de la fonction publique type Préfon, ou à un régime de retraite supplémentaire auquel vous êtes obligatoirement affilié dans votre entreprise.

Vos versements sont déductibles chaque année, dans la limite de 10% de vos revenus professionnels (nets de frais) de l’année précédente. La déduction ne peut être inférieure à 10% du plafond annuel de la Sécurité sociale ni excéder 10% de 8 fois ce plafond. Soit, pour 2018, une déduction minimale de 3 922 € et maximale de 31 785 €.

Cette limite est majorée de la fraction de votre plafond de déduction des 3 années précédentes non utilisée. Ainsi, si vous aviez droit de déduire 3 000 € d’épargne retraite en 2015, 2016 et 2017 et n’avez déduit que 2 000 € chaque année, votre plafond de déduction de 2018 est majoré de 3 000 €.

Si vous êtes marié ou pacsé, vous pouvez aussi majorer votre déduction de la fraction non utilisée du plafond de déduction de 2017 de votre conjoint ou partenaire. Cette mutualisation des plafonds de déduction doit être demandée sur votre déclaration.

Les versements d’épargne retraite qui dépassent ces plafonds ne sont pas déductibles de votre revenu imposable. Ils ne peuvent pas non plus être reportés sur celui des années suivantes.

Les frais d'accueil d'une personne âgée

Les frais d’accueil que vous supportez si vous hébergez en permanence à votre domicile une personne âgée non rattachée à votre foyer fiscal peuvent être déduits de votre revenu imposable.

La personne accueillie doit être âgée d’au moins 75 ans, et ne pas être un parent ou un grand-parent. Il peut s'agir d'un frère, une sœur, un oncle, une tante, une personne sans lien de parenté avec vous... Son revenu imposable (après déduction des abattements et charges déductibles) ne doit pas dépasser le plafond de ressources fixé pour l’octroi de l’allocation de solidarité aux personnes âgées : 9 998,40 € en 2018 pour une personne seule, 15 522,45 € pour un couple marié.

Tous les frais d’accueil (logement, nourriture…) sont déductibles. Mais la déduction est plafonnée à 3 500 € par personne accueillie en 2018. Cette limite s’applique intégralement, même si l’accueil n’a duré qu’une partie de l’année. La personne hébergée n’a pas à déclarer ces frais, car ils ne constituent pas réellement un revenu.

Si la personne hébergée est titulaire de la carte d’invalidité, vous pouvez choisir de la rattacher à votre foyer fiscal plutôt que de déduire ses frais d’accueil. Si vous hébergez un parent, vous ne pouvez pas déduire les frais supportés pour l’accueillir chez vous. Mais vous pouvez déduire une pension alimentaire s’il est dans le besoin.

Les déficits de l'année et ceux en report

Les déficits liés à vos activités et à vos placements sont en principe reportables sur les revenus de même nature encaissés les années suivantes. Par exception, certains sont déductibles directement de votre revenu global (somme des revenus des membres de votre foyer) de la même année.

C'est le cas si vous avez enregistré un déficit professionnel en 2018. S’il est supérieur à votre revenu global, le reliquat sera à déduire de votre revenu global des 6 prochaines années. Si vous êtes bailleur, vous pouvez aussi déduire votre déficit foncier de 2018, à hauteur de 10 700 €. Le reliquat viendra en déduction de vos revenus fonciers des 10 prochaines années.

Les autres déficits enregistrés en 2018, en revanche, s’imputeront uniquement sur vos revenus de même nature encaissés au cours des 6 prochaines années (10 pour les moins-values mobilières et les déficits des loueurs en meublé non professionnels). Vous ne pouvez pas les déduire de votre revenu global. Tel est le cas du déficit constaté dans le cadre d’une activité indépendante exercée à titre non professionnel, des déficits issus de vos placements financiers, de ceux enregistrés en tant que loueur en meublé non professionnel, de vos moins-values mobilières...

Les moins-values immobilières constatées lors de la vente de biens immobiliers sont perdues. Elle ne sont pas reportables sur vos plus-values réalisées la même année ou les suivantes.

CSG, grosses réparations...

La CSG payée sur vos revenus du patrimoine ou de placements financiers soumis au barème de l'impôt est déductible de vos revenus à hauteur de 5,1 %. Celle payée sur des revenus imposés forfaitairement ou exonérés d'impôt n'est pas déductible.

Les grosses réparations effectuées sur un bien dont vous êtes nu-propriétaire sont déductibles à hauteur de 25 000 € par an. L’excédent est imputable, dans la même limite, sur votre revenu des 10 années suivantes. Le dispositif est supprimé pour les dépenses payées à compter de 2017.

Les cotisations à la retraite mutualiste du combattant sont déductibles si elles sont destinées à vous constituer une rente qui profitera de la majoration accordée par l’Etat.

Quelle économie d'impôt ?

Les dépenses déductibles doivent être inscrites sur votre déclaration de revenus pour que le fisc en tienne compte. Diminuant vos revenus, ces dépenses réduisent obligatoirement vos impôts.

L’économie obtenue est d’autant plus importante que vous êtes imposé dans les tranches hautes du barème de l’impôt : une déduction de 100 € vous permet d’économiser 14 € si vous êtes taxé au taux marginal de 14 %, 30 € si vous êtes taxé à 30 %, etc.

Pour être certain de n'oublier aucune charge déductible, faire le point sur les conditions de déduction et connaître le montant déductible, calculez vos impôts 2018 avec Dispofi.fr.