Comprendre le barème et les taux d'imposition

Le barème d'imposition 2019

Le barème progressif de l'impôt sur le revenu est applicable pour une part de quotient familial. Autrement dit, le fisc commence par diviser votre revenu imposable par votre nombre de parts (1 si vous êtes célibataire, 2 si vous êtes mariés, etc.) avant d'appliquer le barème au résultat obtenu.

Plus précisément, il applique les différents taux d'imposition du barème aux tranches correspondantes de votre revenu imposable (retenu pour une part de quotient). Ainsi, la tranche qui n'excède pas 9 964 € n'est pas imposable, celle comprise entre 9 964 € et 27 519 € est imposée à 14%, et ainsi de suite jusqu'au taux maximal de 45% pour la tranche de revenus qui dépasse 156 244 €.

Comprendre le barème d'imposition

A quoi sert le quotient familial ?

L'application du barème par tranche

Le taux marginal et le taux moyen d'imposition

Le taux qui s'applique à la tranche de votre revenu imposable (pour une part) la plus élevée est le taux marginal d'imposition (TMI) de votre foyer fiscal. 

Par exemple, si vous êtes célibataire (1 part) et déclarez 20 000 € de revenus imposables pour 2018, votre TMI est égal à 14%. C'est le taux du barème de l'impôt correspondant à la tranche la plus élevée de votre revenu imposable, comprise entre 9 964 € et 27 519 €.

Ce taux est différent du taux moyen d'imposition, indiqué par le fisc sur vos avis d'imposition. Ce dernier est obtenu en divisant l'impôt qui vous est réclamé par le revenu net imposable de votre foyer. Il correspond donc à la part de vos revenus consacrée au paiement de vos impôts. Il est nécessairement inférieur à votre TMI.

Vos revenus augmentent

En cas d'augmentation de vos revenus imposables, la fraction supplémentaire est soumise à votre taux marginal d'imposition. Ce dernier vous permet donc de savoir quel pourcentage de votre augmentation il vous reste effectivement après impôt. 

Exemple : hausse de revenus sans changement de TMI

  • Un célibataire voit son salaire passer de 24 000 € à 26 000 €. En net imposable (après déduction des 10% pour frais), il passe de 21 600 € à 23 400 €. 
  • Malgré cette augmentation, la fraction la plus élevée de ses revenus reste dans la même tranche d'imposition, comprise entre 9 964 € et 27 519 €.
  • Son taux marginal d'imposition reste fixé à 14%.
  • Son augmentation de salaire (2 000 € - 10% = 1 800 €) est donc imposable à 14%, soit une hausse d'impôt de 252 €.

Si l'augmentation obtenue vous fait passer dans la tranche supérieure du barème de l'impôt, vous êtes imposé au taux marginal supérieur sur la fraction de votre augmentation qui dépasse le seuil de cette tranche. Dans ce cas, c'est ce taux supérieur qui devient votre TMI.

Exemple : hausse de revenus avec changement de TMI

  • Un célibataire voit son salaire passer de 75 000 € à 82 000 €. En net imposable, il passe donc de 67 500 € à 73 800 €. 
  • La fraction la plus élevée de ses revenus passe dans la tranche supérieure d'imposition, comprise entre 73 779 € et 156 244 €.
  • Son taux marginal d'imposition, initialement fixé à 30%, passe donc à 41%.
  • Son augmentation de salaire (7 000 € - 10 % = 6 300 €) reste imposée à 30% sur la fraction qui ne dépasse pas 73 779 € (soit 6 279 € sur les 6 300 € seront imposés à 30 %), et à 41% au-delà (soit 21 € imposés à 41%). Cela représente en tout une hausse d'impôt de 1891 € : 1 883 € pour la tranche de l'augmentation de salaire imposée à 30 % et 8 euros pour celle taxée à 41%.