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les heures supplémentaires défiscalisées sont de retour en 2019 ! >>

Dans certains secteurs d'activité, tels que l'hôtellerie, la restauration, le bâtiment ou les transports, la durée de travail dépasse régulièrement 35 heures par semaines. La fin des heures supplémentaires exonérées va représenter un réel manque à gagner à la fin du mois...

Pour Valérie, qui travaillent depuis 15 ans dans un relais routier en bord de Nationale, la refiscalisation des heures supplémentaires aboutit à effacer totalement l'augmentation de salaire que lui avait octroyée son patron au mois d'août : 1 608 euros nets. En septembre, avec 1 528 euros en bas de sa fiche de paye, elle est revenue à son niveau de salaire du mois de juin. "On évolue au travail et on baisse en salaire", peste-t-elle.

Pour Xavier, 30 ans, chauffeur routier, la pilule passe mal également. Il fait des sacrifices, ne rentre pas de la semaine et ne voit guère ses deux enfants en bas âge. Les heures suppplémentaires, dit-il, il les multiplie : "un chauffeur qui ne fait pas d'heures supplémentaires ne gagne pas grand-chose.

Lire leurs témoignages dans La Charente Libre

Pour Mathieu, qui travaille dans un grand hôtel parisien et fait chaque mois 20 à 25 heures supplémentaires, le surplus de salaire représentait jusqu'en août 300 € nets par mois. Un bonus non négligeable au regard de son salaire de 2 000 €. Il en veut clairement à François Hollande : "On travaille dur et ce président qui devait taxer les riches s'en prend aux classes moyennes".

Lire son témoignage dans Le Parisien

Pour Soumya, secrétaire comptable dans une entreprise de cinq salariés, la perte en septembre se chiffre à 55 euros nets par rapport au mois d'août. "Annuellement, cette baisse représente pour moi 660 euros, l'équivalent d'un peu plus d'un mois de loyer. On peut me dire comment une mère célibataire avec un enfant à charge, qui n'a le droit à aucune aide, peut s'en sortir ?"

Pour Sonia, salariée dans un cabinet d'architecture de moins de vingt personnes, la réforme entraine une perte de 100 euros nets par mois. "Je trouve cela inadmissible de faire baisser le pouvoir d'achat d'une tranche de la population, qui essaie de rester tant bien que mal la tête hors de l'eau".

Pour Thierry, enseignant dans le Var, "beaucoup de profs regrettent d'avoir voté Hollande. Les heures supplémentaires défiscalisées me permettaient de gagner plusieurs centaines d'euros supplémentaires par an et je n'étais pas seul dans ce cas dans mon établissement. Nous n'avions pas l'impression d'être des privilégiés, surtout dans notre région. Le manque à gagner est très fort".

Lire leurs témoignages dans Le Monde.fr