Avoir des enfants permet de faire fondre vos impôts à plus d’un titre, qu’ils soient mineurs ou majeurs. Tour d’horizon des cases à cocher ou à remplir pour profiter des avantages accordés aux familles.
Avoir des enfants permet de faire fondre vos impôts à plus d’un titre, qu’ils soient mineurs ou majeurs. Tour d’horizon des cases à cocher ou à remplir pour profiter des avantages accordés aux familles.
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Vos enfants mineurs au 1er janvier 2025 font partie de votre foyer fiscal pour le calcul de l’impôt sur le revenu. Ils majorent votre quotient familial, et certaines dépenses supportées pour leur compte donnent droit à des baisses d’impôt.
Vos enfants mineurs vous ouvrent droit à des quarts ou des demi-parts de quotient familial supplémentaires, variables selon leur place dans la fratrie, leur état de santé (valide ou handicapé), leur mode de garde (exclusive ou alternée), et votre situation conjugale (seul(e) ou en couple). Ces majorations de quotient vont vous procurer des baisses d’impôt plafonnées à 1 807 € par demi-part cette année, davantage si vous êtes un « parent isolé » ou si l’un d’e vos enfants est titulaire de la carte mobilité inclusion « invalidité ».
Les frais payés en 2025 pour faire garder vos enfants à charge de moins de 6 ans au 1er janvier 2025 (nés à compter de 2019) hors de votre domicile (crèche, assistante maternelle) vous ouvrent droit à un crédit d’impôt de 50 %, dans la limite de 3 500 € par enfant (la moitié pour ceux en garde alternée). Ce plafond s’applique même s’il a eu 6 ans en 2025 ou si vous ne l’avez fait garder qu’une partie de l’année. Les frais de cantine n’ouvrent pas droit au bonus, et vous devez soustraire les aides reçues (complément de libre choix du mode de garde, Cesu préfinancé).
Les frais payés pour faire garder vos enfants à charge de plus de 6 ans chez vous (baby-sitter) vous ouvrent droit au crédit d’impôt pour emploi d’un salarié à domicile, de même que les frais payés pour leur donner des cours de soutien scolaire à domicile (quel que soit leur âge). Il est égal à 50 % de vos dépenses de 2025, retenues dans la limite de 12 000 € à 20 000 €.
Vos enfants mineurs à charge qui étaient scolarisés au 31 décembre 2025 vous ouvrent droit à une réduction d’impôt forfaitaire.
Elle est égale à :
A savoir :
Inscrivez votre nombre d’enfants scolarisés dans une déclaration complémentaire n° 2042 RICI, cases 7EA à 7EG. Inutile de joindre leur certificat de scolarité. Si votre réduction d’impôt excède vos impôts, le fisc ne vous remboursera pas la différence.
Les frais supportés en 2025 pour le compte d’un enfant mineur qui n’est pas compté à votre charge sur le plan fiscal – enfant à la charge exclusive de l’autre parent – sont déductibles de votre revenu global imposable, en tant que pension alimentaire. La pension fixée en justice est déductible sans limite, ses revalorisations périodiques également.
La pension versée volontairement, en cas de séparation de fait, de concubinage ou en l’absence d’union, est aussi déductible intégralement dès lors qu’elle est destinée à couvrir les besoins d’entretien et d’éducation de vos enfants mineurs, et qu’elle est proportionnée à vos ressources.
Vos enfants majeurs au 1er janvier 2025 forment leur propre foyer fiscal pour le calcul de l’impôt sur le revenu, et ils doivent remplir une déclaration de revenus personnelle. Sous conditions, vous pouvez les rattacher à votre foyer fiscal ou déduire la pension alimentaire que vous leur versez. Le choix « gagnant » dépend de plusieurs paramètres.
Vous pouvez rattacher un enfant majeur à votre foyer fiscal si, au 1er janvier 2025, il avait moins de 21 ans, ou moins de 25 ans et qu’il était étudiant. Vous obtiendrez une majoration de votre quotient familial comparable à celle obtenue pour vos enfants mineurs à charge. Vous aurez aussi droit à la réduction d’impôt pour frais de scolarité s’il est inscrit dans l’enseignement supérieur, et à une majoration de votre plafond de dépenses pour le calcul du crédit d’impôt pour emploi à domicile. Mais vous devez déclarer ses revenus imposables de 2025 avec les vôtres, et vous devrez payer le supplément d’impôt correspondant en fin d’année. Le rattachement d’un enfant majeur est donc intéressant uniquement s’il vous permet de payer moins d’impôts qu’en formant deux foyers distincts.
Si votre enfant majeur n’a pas les moyens de subvenir à ses besoins et que vous lui venez en aide financièrement, vous pouvez déduire cette aide de votre revenu global imposable de 2025, en tant que pension alimentaire, dans la limite de 6 855 €. Une limite à proratiser si son état de besoin n’a duré qu’une partie de l’année. Cette déduction n’est toutefois possible que si vous ne le rattachez pas à votre foyer. La solution à privilégier dépend de votre taux d’imposition, de l’aide que vous lui avez versée, de ses revenus imposables et de sa place dans la fratrie. A partir de 30 % de taux marginal d’imposition, la déduction de la pension alimentaire est a priori plus avantageuse, car vous obtiendrez une baisse d’impôt maximale de 2 057 € (6 855 € x 30 %), 2 811 € (6 855 € x 41 %) ou 3 085 € (6 855 € x 45 %).