Je calcule mon impôt 2026 avec Dispofi
Parents, salariés, seniors, bailleurs : check-list des cases à vérifier selon votre situation
Vous avez perçu des revenus financiers
Vos revenus de placements (intérêts, dividendes) perçus en 2025 sont préremplis dans votre déclaration de revenus n° 2042, à l’exception de ceux issus de vos livrets réglementés (livret A, LDDS, LEP) qui sont exonérés d’impôts. Les autres ont été soumis à un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 % lors de leur encaissement ainsi qu’à 17,2 % de prélèvements sociaux, et ils ne seront pas imposés une deuxième fois cette année. Vous pouvez renoncer au PFU et soumettre ces revenus au barème progressif de l’impôt, comme vos salaires ou votre retraite. Vous serez imposé sur une base plus faible car vous pourrez déduire vos frais financiers et appliquer un abattement de 40 % sur vos dividendes, alors que les 12,8 % ont été prélevés sur vos revenus bruts. Le PFU payé en 2025 vous sera alors restitué cet été, sous forme de crédit d’impôt imputable sur vos impôts de 2026.
Vous n’êtes pas imposable ?
Optez sans hésiter pour le barème progressif de l’impôt. Le fisc vous remboursera les 12,8 % prélevés en 2025, et vos intérêts et dividendes n’auront ainsi été soumis qu’aux prélèvements sociaux.
Vous êtes faiblement imposé ?
Si vous êtes taxé dans la deuxième tranche du barème progressif, au taux de 11 %, optez aussi pour payer moins de 12,8 % d’impôt sur vos intérêts et n’en payer que 6,6 % sur vos dividendes éligibles à l’abattement de 40 % (11 % x 60 %).
Vous êtes lourdement imposé ?
Le PFU est plus avantageux si votre taux d’imposition est de 30 %, 41 % ou 45 %. Vous n’avez pas intérêt à opter pour le barème progressif, sauf si vous avez vendu certaines valeurs mobilières en plus-value en 2025 (voir plus loin).
À FAIRE : contrôlez les montants préremplis dans la rubrique 2 « Revenus de capitaux mobiliers » de votre déclaration n°2042 à l’aide des justificatifs remis par votre banque en début d’année, et corrigez-les s’ils sont inexacts. Cochez la case 2OP pour opter pour le barème progressif de l’impôt si vous y avez intérêt. Dans ce cas, pensez à inscrire case 2CA vos frais financiers déductibles payés en 2025.
Vous avez perçu des plus-values mobilières
Vos plus-values de cession de valeurs mobilières perçus en 2025 sont imposables pour leur montant diminué de vos moins-values de l’année et de celles en report des dix dernières années. Votre plus-value annuelle imposable n’est pas préremplie, c’est à vous de la déclarer dans une déclaration complémentaire n° 2042 C. Elle sera soumise au PFU de 12,8 % et à 18,6 % de prélèvements sociaux en septembre 2026. Là encore, vous pouvez renoncer au PFU et soumettre votre gain au barème progressif de l’impôt. Vous pourrez alors appliquer un abattement de 50 %, 65 % ou 85 % sur son montant, s’il résulte de la vente d’actions acquises avant 2018. Cet abattement est susceptible de réduire le taux d’imposition de votre plus-value bien en-deçà de 12,8 %, y compris si vous êtes fortement imposé. Mais attention, l’option pour le barème exercée pour vos plus-values vaudra aussi pour vos revenus de placement (et inversement). Vous ne devez donc l’exercer que si elle vous permet de payer globalement moins de 12,8 % d’impôt sur l’ensemble de vos revenus et gains financiers.
Vous n’êtes pas imposable ?
Optez sans hésiter pour le barème progressif de l’impôt. Le fisc ne vous réclamera que les prélèvements sociaux sur votre plus-value imposable de 2025. Notez que ces derniers grimpent à 18,6 % contre 17,2 % auparavant, compte tenu de la hausse de 1,4 point de la CSG applicable sur les plus-values encaissées à compter de 2025.
Vous êtes faiblement imposé ?
Si vous relevez de la tranche du barème à 11 %, optez aussi pour payer moins de 12,8 % d’impôt sur votre plus-value imposable. Si elle est éligible à l’abattement de 50 %, 65 % ou 85 %, vous n’en payerez que 5,5 % (11 % x 50 %), 3,85 % (11 % x 35 %) ou 1,65 % (11 % x 15 %).
Vous êtes lourdement imposé ?
Si votre taux d’imposition est de 30 %, vous n’avez intérêt à opter pour le barème que si vous avez déclarez une plus-value éligible à l’abattement de 65 % ou de 85 %. Et si votre taux d’imposition est de 41 % ou 45 %, uniquement pour une plus-value éligible à l’abattement de 85 %. A condition, évidemment, que cela n’alourdisse pas vos impôts sur vos revenus de placement perçus en 2025.
À FAIRE : vos plus-values et vos moins-values de 2025 sont indiquées dans les justificatifs remis par votre banque en début d’année. Inscrivez vos gains dans une déclaration complémentaire n° 2042 C case 3VG ou 3UA, ou vos pertes case 3VH. Si vous optez pour le barème de l’impôt, cochez la case 2OP de votre déclaration n° 2042. Dans ce cas, indiquez l’abattement auquel vous avez droit case 3SG ou 3SL de la déclaration n° 2042 C.
Vous avez perçu des gains de cryptomonnaies
Comme vos plus-values de cession de valeurs mobilières, vos gains de cession de cryptoactifs perçus en 2025 vont supporter le PFU de 12,8 % et 18,6 % de prélèvements sociaux en septembre. Vous devez aussi les déclarer dans une déclaration complémentaire n° 2042 C. Vous êtes toutefois exonéré si les cessions réalisées par les membres de votre foyer n’ont pas dépassé 305 € dans l’année, et vous bénéficiez d’un sursis d’imposition en cas d’échange d’actifs numériques sans soulte. Vous pouvez aussi renoncer au PFU et soumettre vos gains au barème progressif de l’impôt, cette option est indépendante de celle exercée pour vos revenus de placement et vos plus-values mobilières. En pratique, elle est avantageuse uniquement si vous n’êtes pas imposable ou si vous l’êtes au taux de 11 %.
À FAIRE : inscrivez vos gains dans une déclaration complémentaire n° 2042 C case 3AN, ou vos pertes case 3BN. Pour opter pour le barème de l’impôt, cochez la case 3CN. Détaillez par ailleurs chaque cession effectuée en 2025, même celles exonérées d’impôt, dans une déclaration n° 2086. Et si votre compte d’actifs numériques est hébergé à l’étranger, remplissez aussi une déclaration n° 3916-3916 bis, faute de quoi le fisc vous infligera une lourde amende.
Impôts 2026 : Check-list des cases à vérifier dans votre déclaration, selon votre situation
Vous êtes parent
Avoir des enfants permet de faire fondre vos impôts à plus d’un titre, qu’ils soient mineurs ou majeurs. Tour d’horizon des cases à cocher ou à remplir pour profiter des avantages accordés aux familles.
Vous êtes salarié
Déduire vos frais d’emploi réels peut-être une solution efficace pour alléger vos impôts. Pensez aussi à vérifier que votre salaire prérempli n’intègre pas des rémunérations exonérées, et à opter pour le système du quotient pour vos indemnités imposables.
Vous êtes une personne âgée
Certaines dépenses liées au vieillissement ou à la dépendance sont assorties d’un avantage fiscal. Selon le cas, il s’agit d’un crédit d’impôt ouvert à tous les seniors, même à ceux qui ne sont pas imposables, ou d’une réduction d’impôt réservée aux seuls foyers imposables.
Vous êtes épargnant
Deux choix s'offrent à vous pour déclarer vos revenus financiers, vos plus-values mobilières et vos gains de cryptomonnaies : les soumettre au barème progressif de l'impôt ou au PFU. Voici dans quels cas, opter pour l'un ou l'autre.
Vous êtes bailleur
Location de courte ou de longue durée, logement nu ou meublé, dispositifs Denormandie, Pinel ou encore Malraux, plusieurs options pour déclarer vos revenus issus de la location peuvent s'offrir à vous.