Relevés de 0,2% au 1er janvier 2011, les prélèvements sociaux sur les revenus du capital le sont à nouveau de 1,2% depuis le 1er octobre dernier, pour atteindre 13,5%. Certaines abattements applicables en matière de CSG sont aussi supprimés ou réduits...
La loi de finances rectificative pour 2011 votée le 19 septembre 2011 relève de 1,2 point, à 13,5 %, le taux des prélèvements sociaux applicables sur les revenus du capital. Par ailleurs, l’abattement pour frais professionnels dont profitent les salaires, pour le calcul de la CSG et de la CRDS, est réduit.
Un relèvement des prélèvements sociaux de 12,3 % à 13,5 % sur les revenus du capital (revenus de placements financiers d’une part et revenus du patrimoine d’autre part) a été adopté en septembre 2011.
Compte tenu des règles d’assujettissement à ces prélèvements, ce relèvement concernera les produits de vos placements financiers perçus à compter du mois d’octobre 2011: revenus mobiliers soumis aux prélèvements sociaux à la source ou générés par l’épargne exonéré d’impôt sur le revenu, plus-values immobilières. Par ailleurs, il concernera les revenus générés par votre patrimoine dès 2011: revenus fonciers, rentes viagères à titre onéreux, revenus mobiliers non soumis aux prélèvements sociaux à la source, gains sur stock-options et attribution d’actions gratuites, plus-values mobilières et professionnelles à long terme, bénéfices non professionnels, etc.
Cette augmentation de 1,2 % n’entraine pas, en revanche, de modification de la fraction de CSG payée sur ces revenus qui est admise en déduction de votre revenu imposable, toujours fixée à 5,8 %.

L’abattement pour frais professionnels applicables sur les rémunérations salariées pour le calcul de la CSG et de la CRDS, fixé à 3 %, passe à 1,75 % au 1er janvier 2012. En outre, cet abattement est désormais limité aux rémunérations véritablement considérées comme des salaires et est supprimé pour certains accessoires comme l’intéressement ou la participation.
Les rentes versées dans le cadre d’un régime supplémentaire de retraite d’entreprise, dit régime de « retraite chapeau », sont soumises, en plus de l’impôt sur le revenu, à une taxe spécifique au taux de 7 % ou de 14 %, selon leur montant.
La loi de finances rectificative pour 2011 modifie cette taxe, en instituant un barème progressif par tranche et en créant un taux supplémentaire de 21% pour les rentes les plus élevées. Ces nouvelles règles s’appliquent aux rentes versées à compter du 1er janvier 2012.
Impôts 2012, le barème de l’impôt est gelé
Impôts 2012, les revenus financiers sont davantage taxés
Impôts 2012, les plus-values mobilières sont taxables au premier euro
Impôts 2012, la fiscalité des plus-values immobilières se durcit
Impôts 2012, les niches fiscales sont à nouveau rabotées
Impôts 2012, les mesures en faveur du logement sont réduites
Impôts 2012, les hauts revenus et les loyers abusifs sont surtaxés
Impôts 2012, les déclarations multiples disparaissent
En 2012, les complémentaires santé vont couter plus cher et les arrêts maladie seront moins indemnisés !
Le taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance applicables aux contrats solidaires et responsables passe de 3,5 % à 7 % pour les primes et cotisations échues à compter du 1er octobre 2011. Le taux applicable aux autres contrats d'assurances complémentaires santé est lui porté de 7 % à 9 %. Ces hausses seront nécessairement répercutées par les assureurs sur les assurés qui doivent s'attendre à une augmentation de leurs cotisations d'assurance complémentaire santé en 2012.
Autre mauvaise nouvelle, le montant maximum de l'indemnité journalière versée par l'Assurance maladie en cas d'arrêt de travail est abaissé depuis le 1er janvier 2012. Un décret du 26 décembre 2011 substitue en effet au plafond de la sécurité sociale retenue pour leur calcul un plafond inférieur, égal à 1,8 fois le SMIC. Quant aux fonctionnaires, ils doivent désormais supporter un jour de carence en cas de maladie. Concrètement, ils ne toucheront plus rien, ni salaire ni prime, leur premier jour d'arrêt!