La revalorisation du barème fiscal va avoir une incidence sur vos impôts de 2026. Ils vont baisser si vos revenus ont stagné en 2025, et augmenter s’ils ont progressé plus vite que l’inflation. Explications.
La revalorisation du barème fiscal va avoir une incidence sur vos impôts de 2026. Ils vont baisser si vos revenus ont stagné en 2025, et augmenter s’ils ont progressé plus vite que l’inflation. Explications.
Impôts 2026 : je fais mes calculs avec Dispofi
Vous n’êtes pas imposable en 2026 si le revenu global de votre foyer fiscal pour 2025 est inférieur ou égal, par part de quotient familial, à la limite supérieure de la première tranche du barème progressif. Autrement dit si votre revenu global ne dépasse pas 11 600 € pour une part de quotient. Votre revenu global est égal à la somme des différents revenus perçus par les membres de votre foyer, sous déduction de certaines charges (épargne retraite, pensions alimentaires, frais d’accueil d’une personne âgée, etc.). Il sera calculé par le fisc à partir des éléments inscrits dans votre déclaration de revenus 2025, à renvoyer en mai ou juin 2026.
Le revenu global de 2025 en-dessous duquel vous n’êtes pas imposable en 2026 est en réalité supérieur au seuil de 11 600 € par part, du fait de la décote d’impôt accordée aux foyers qui sont faiblement imposés. Il est encore plus élevé du fait de la franchise, mécanisme qui consiste à vous dispenser du paiement de vos impôts s’ils ne dépassent pas 61 €. Compte tenu de ces règles, vous ne payerez pas d’impôt cette année si votre revenu global de 2025 ne dépasse pas le montant indiqué dans le tableau ci-dessous.
* Montants tenant compte de la décote et de la franchise d'impôt
L’impôt calculé sur votre revenu global est votre impôt brut. Il sera diminué des réductions ou des crédits d’impôt à vous accorder pour vos dépenses défiscalisantes payées en 2025 (frais d’emploi à domicile, de garde d’enfant, dons aux œuvres, etc.).
Si vos bonus fiscaux dépassent votre impôt brut, vous ne payerez rien en 2026. Si vos crédits d’impôt dépassent votre impôt brut diminué de vos réductions d’impôt, vous serez remboursé de l’excédent cet été.
Pour aller plus loin :
la décote d'impôt sur le revenu
Grâce au système du quotient familial, vos impôts sont proportionnés à vos facultés contributives. Vos revenus sont divisés par un certain nombre de parts, variable selon votre situation et vos charges de famille, ce qui permet de profiter plusieurs fois des tranches basses du barème progressif, les moins taxées.
Afin que les contribuables aisés ne tirent pas un avantage trop important de ce système, l’économie d’impôt retirée des demi-parts supplémentaires de quotient familial obtenues pour les enfants à charge ou en raison de la situation personnelle des membres du foyer (parent isolé, invalide, ancien combattant, etc.) est plafonnée. Ainsi, pour l’imposition des revenus de 2025, l’économie d’impôt procurée par votre progéniture est limitée à 1 807 € par demi-part supplémentaire de quotient familial.
Ce plafonnement sera appliqué par le fisc uniquement si le revenu global de votre foyer fiscal dépasse les limites indiquées dans le tableau ci-dessous. En-deçà de ces limites, vous profiterez à plein du système du quotient familial pour vos enfants à charge, sans plafonnement.
Pour aller plus loin :
Les tranches du barème progressif sont revalorisées de 0,9 % pour l’imposition des revenus de 2025, les seuils et limites d’imposition également (déduction de 10 % sur les salaires, abattement de 10 % sur les retraites, décote d’impôt, etc.). Cette indexation est destinée à neutraliser les effets de l’inflation (+ 0,8 % selon l’Insee) sur votre niveau d’imposition.
Si vos revenus ont stagné ou chuté en 2025, vos impôts vont baisser en 2026 car vous allez davantage profiter des tranches basses du barème, les moins taxées.
Exemple : Célibataire, vous déclarez 35 000 € de salaires imposables pour 2025, le même montant que pour 2024. Vous payerez 2 554 € d’impôt en 2026, contre 2 615 € en 2025. Grâce à la revalorisation du barème, une part plus importante de vos revenus va être soumise à la première tranche (taxée à 0 %) et une part plus faible à la deuxième tranche (taxée à 11 %). Vous allez ainsi profiter d’une légère baisse d’impôt de 61 € (- 2,33 %).
Si vos revenus ont progressé au même rythme que les prix en 2025, vos impôts progresseront aussi au même rythme en 2026, ni plus ni moins. Leur montant sera équivalent aux impôts payés en 2025 sur vos revenus de 2024 car vous ne changerez pas de tranche (et de taux) d’imposition.
Exemple : Marié avec deux enfants, vous avez un revenu imposable de 60 000 € en 2025, en hausse de 0,9 % par rapport à celui de 2024 (59 465 €). Vous payerez 2 543 € d’impôt en 2026, contre 2 520 € en 2025. Une part plus importante de vos revenus va être soumise à la première tranche du barème (à 0 %) et votre hausse de revenus va rester soumise à la deuxième tranche (à 11 %). Vous allez ainsi subir une hausse d’impôt de 0,9 %, comparable à votre hausse de revenus.
Si vos revenus ont augmenté davantage que l’inflation en 2025, vous allez subir une hausse d’impôt en 2026 car la revalorisation du barème ne compensera qu’une partie de votre supplément de revenus. Vous risquez de perdre certains avantages fiscaux et/ou de changer de tranche (et de taux) d’imposition.
Exemple : Marié, vous avez un revenu imposable de 50 000 € en 2025, en hausse de 10 % par rapport à celui de 2024 (45 455 €). Vous payerez 2 799 € d’impôt en 2026, contre 2 119 € en 2025. Soit une hausse d’impôt de 32 %, trois fois supérieure à votre augmentation de revenus. Vous restez imposable dans la deuxième tranche (à 11 %) en 2026, mais vous allez perdre plus de la moitié de la décote d’impôt accordée aux foyers faiblement imposés.
Pour aller plus loin :