Smic, retraite, stage… vous allez gagner plus en 2026 

Voici les revalorisations qui sont entrées en vigueur au 1er janvier 2026 : 

  •  + 1,18 % pour le Smic qui passe désormais à 12,02 € brut de l’heure (au lieu de 11,88 € en 2025) et à 1823,03 € brut par mois (au lieu de 1801,80 € l’an passé) ;
  •  + 2 % pour le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Il s’élève désormais à 48 060 € (contre 47 100 € en 2025) et à 4005 € pour le plafond mensuel (contre 3925 € l’an dernier) ; 
  • + 0,9 % pour les pensions de retraite de base et certains minima sociaux (RSA, Aspa, AAH…) ;
  • + 3,5 % pour les indemnités de stage. La gratification minimale pour les stages d’au moins 2 mois passe ainsi de 4,35 € de l’heure à 4,50 €.

Retraite : pas touche à l’abattement de 10 % !

L’abattement fiscal de 10% sur les pensions de retraite est finalement maintenu en 2026,. Les retraités continuent donc de bénéficier d’un allègement d’impôt sur le revenu sur leurs pensions déclarées. 

La réforme des retraites suspendue

En 2026, le gouvernement suspend le calendrier de la réforme des retraites, ce qui revient à geler temporairement la montée en charge de l’augmentation de l’âge légal et de la durée de cotisation prévues les années précédentes. Concrètement, cette pause offre un répit aux actifs proches de la retraite, ceux nés entre 1964 et 1968. Pour ces actifs, les conditions de départ ne seront pas durcies davantage cette année.

Pas de doublement des franchises médicales cette année

Cette mesure tant redoutée des assurés, ne verra finalement pas le jour. Les franchises médicales et participations forfaitaires restent plafonnées à 50 euros par an pour chacune.

Pour rappel, les franchises médicales s’appliquent : 

  • aux médicaments (1€ maximum par boîte de médicament) ; 
  • aux actes paramédicaux (1€ par acte effectué par un infirmier, masseur-kinésithérapeute, orthophoniste ou pédicure-podologue) ; 
  • et aux transports sanitaires (4€ par transport).

Quant aux participations forfaitaires, elles sont retenues pour : 

  • les consultations médicales (2€ par consultation) ; 
  • les actes techniques réalisés par un médecin généraliste ou spécialiste (2€ par acte) ; 
  • les examens radiologiques et actes biologiques (2€ par acte).

Si la mesure prévue pour 2026 n’avait pas été finalement abandonnée, les sommes retenues par la Sécurité sociale auraient été doublées, jusqu’à atteindre un plafond de 100 € pour les franchises médicales et autant pour les participations forfaitaires.

Un congé de naissance supplémentaire et mieux rémunéré

Dès le 1er juillet 2026, les jeunes parents pourront bénéficier d’un congé supplémentaire de naissance qui vient s’ajouter aux déjà existants congés de maternité, de paternité et d’adoption.

Chaque parent pourra bénéficier de ce nouveau congé, pour une durée maximum de 2 mois. Il pourra être pris en une seule fois (un congé unique d’un ou de deux mois, au choix du parent) ou en deux fois (deux périodes d’un mois) dans les neuf mois qui suivent la naissance. Ce congé sera rémunéré à hauteur de 70 % du salaire net du parent pour le premier mois et de 60 % pour le second.

A noter : bien qu’entrant en vigueur seulement le 1er juillet 2026, ce nouveau congé concerne les parents d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026 ou dont la naissance était prévue à partir de cette date. Des délais supplémentaires sont prévus pour permettre aux parents de ces enfants nés en début d’année de prendre ce congé. 

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Enfin des couronnes 100 % santé esthétiques pour toutes les dents

Le 100 % santé fait un carton dans le dentaire depuis le lancement de ce dispositif. Pour preuve : on estime qu'à l'heure actuelle, 1 prothèse dentaire posée sur 2 est sans reste à charge pour l'assuré. Mais cette réalité est à contraster car si les assurés plébiscitent le 100 % santé pour leurs dents du sourire, ils le boudent pour leurs molaires. La raison ? Le matériau proposé. Pour les dents visibles, le 100 % santé prévoit des matériaux esthétiques à effet dent blanche comme la céramo-métallique et le zircone. Pour les molaires en revanche, l'assuré n'avait d'autre choix que la couronne métallique. Mais ce temps est désormais révolue puisque depuis le 1er janvier 2026, les couronnes dentaires en zircone intègrent le panier 100 % santé pour les molaires. C'est également le cas pour les bridges en zircone.

Désormais, tous les assurés couverts par une mutuelle santé responsable ou par la CSS ont accès à des couronnes à la fois esthétiques et gratuites pour toutes leurs dents.

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Les fauteuils roulants gratuits, c’est parti !

Voici l’une des dernières bonnes nouvelles de l’année 2025 : les fauteuils roulants sont entièrement pris en charge par la Sécurité sociale depuis le 1er décembre 2025. Cette avancée majeure pour les personnes à mobilité réduite couvre tous les types de fauteuils : électriques ou manuels, standards ou personnalisés, à usage sportif, etc. 

Et les moins bonnes…

Hausse de la CSG sur les revenus du capital

La loi de financement de la Sécurité sociale augmente le taux de la CSG sur les revenus du capital. La hausse va s’appliquer à la plupart des revenus produits par vos placements en 2026. Elle vise notamment les livrets bancaires, les comptes à terme, les actions, les obligations, les plans d’épargne salariale (PEE, PEI, etc.), le plan d’épargne en actions (PEA) et le plan d’épargne retraite (PER). Les intérêts, dividendes et autres gains générés par ces placements supporteront 10,6 % de CSG à compter de 2026 (et 18,6 % de prélèvements sociaux en tout), lors de leur inscription en compte ou lors de leur versement selon le cas.

Elle s’applique aussi, de manière rétroactive, à certains revenus générés par votre patrimoine depuis le 1er janvier 2025. Vous allez y être soumis sur vos loyers de meublés non professionnels, sur les arrérages de votre rente viagère à titre onéreux, ou encore sur la plus-value générée par la vente de vos titres de bourse ou de vos crypto-monnaies. Le fisc vous réclamera 10,6 % de CSG (et 18,6 % de prélèvements sociaux en tout) sur leur montant imposable en septembre prochain, contre 9,2 % de CSG (et 17,2 % de prélèvements sociaux) sur les revenus et gains de même nature empochés jusqu’en 2024.

Absence de loi de finances pour 2026 : les impacts

Pas de revalorisation du barème fiscal, fin de la contribution différentielle des hauts revenus (CDHR), fin également du crédit d’impôt pour l’installation d’une borne de recharge pour véhicules électriques ou encore suspension du dispositif MaPrimeRénov’ : voici les répercussions concrètes de l’absence de loi de finances pour 2026.  

La situation sera sans doute amenée à évoluer après l’adoption de la loi de finances. A suivre…

Augmentation du prix du timbre

Le prix du timbre a augmenté de 7,4 % en moyenne au 1er janvier 2026. Il vous en coûtera désormais : 

  • 1,52 € pour une lettre verte jusqu’à 20 g (au lieu de 1,39 € en 2025)
  • 6,11 € pour une lettre recommandée jusqu’à 20 g (contre 5,74 € en 2025)
  • 2,25 € pour une lettre internationale jusqu’à 20 g (contre 2,10 € en 2025)

Quant aux tarifs de Colissimo, ceux-ci subissent une hausse de 3,4 % en moyenne cette année.

Nouvelle taxe sur les mutuelles santé

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 instaure une nouvelle taxe sur les mutuelles santé sous la forme d’une contribution exceptionnelle de 2,05 % qui s’applique sur toutes les cotisations encaissées par les organismes complémentaires d’assurance maladie.

Cette mesure doit rapporter 1 milliard d’euros à la Sécurité sociale.